La fièvre du «Parkour» attrape Meknès

Meknès a vibré le 21 août au rythme du festival de la jeunesse «Parkour Day» avec au menu une démonstration de Parkour, FreeStyle de Parkour, spectacle de Parkour, Breakdance, démonstration de Skate, de Roller, BMX et rap, etc.

animés par des passionnés de la danse et du sport dans une ambiance festive. C’est en fait suite au succès de la première édition du « Parkour Day », le 15 juin avec 800 participants, que la Fédération marocaine des cultures urbaines porteuse du projet, récidive et organise son second «Parkour Day» à Meknès.

Cette rencontre a pour but, selon Fabrice Bach, président de la Fédération française des cultures urbaines, de promouvoir le Parkour très apprécié des jeunes au Maroc et d’initier un public néophyte à une pratique sportive devenue populaire auprès des jeunes. Plusieurs groupes pratiquant le Parkour ont participé à cette manifestation, avec la venue du collectif de Casablanca, de Marrakech, Fès et Agadir.

Cet événement organisé avec le soutien du groupe H-Kayne et la Commune urbaine de Meknes s’est déroulé sur le parvis de l’hôtel de ville de Meknès de 18h à 22h ainsi qu’une scène hip-hop de 22h à minuit. «L’ambition première de la Fédération est d’organiser et d’encadrer des formations pour la jeunesse marocaine sur la thématique des cultures urbaines dont les pratiques sportives et artistiques sont émergentes», explique t-il.

Pour lui, le Parkour (ou art du déplacement) se base sur des qualités philosophiques telles que la solidarité des pratiquants entre eux, la confiance en soi, l’envie de progresser pour soi-même et la joie de pratiquer en groupe avec solidarité. Le Parkour nécessite par ailleurs une bonne condition physique et se base sur un ensemble de règles à respecter par les pratiquants entre autres être bloqué par un obstacle, quel qu’il soit, reconnaître ses limites personnelles.

«C’est d’ailleurs avec un entraînement journalier et constant que l’on progresse (sauter d’une hauteur de 4m sans entraînement est dangereux). En multipliant les exercices, on améliore ainsi son style, sa force, son endurance… et surtout «son esprit». Avec assurance, en multipliant des sauts de plus en plus difficiles, de plus en plus extrêmes, on renforce la confiance en soi et on forge ainsi le caractère», explique Fabrice Bach.

Le Parkour réclame ainsi du corps des aptitudes physiques souvent inexploitées. Le corps devient un instrument alliant la vivacité de la conscience par la réflexion (calcul des distances et estimation des risques) essentielle à l’instrumentiste responsable et respectueux de la vie.

La Parkour est, pour Fabrice Bach, un art complet du fait des dispositions qu’il développe et de l’état d’esprit qu’il sollicite. C’est un art et une discipline encore nouvelle au Maroc. Le Conseil nationale de la Fédération marocaine des cultures urbaines, créé récemment et constitué de pratiquants issus de danse et de sport, travaille aujourd’hui pour promouvoir cet art et les cultures urbaines de manière générale auprès de la jeunesse marocaine. Il espère avoir l’appui des ministères de la Jeunesse, des Sports et de la Culture pour soutenir une belle pratique, très en vogue auprès des jeunes, qui unit le corps et l’esprit, la force et la pensée.
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Une philosophie

Pour Fabrice Bach, le Parkour est une philosophie et un procédé permettant d’étendre les qualités humaines en
se déplaçant tout en utilisant le milieu urbain. Il est né à la fin des années 80 à Lisses dans l’Essonne, à la suite d’un profond ennuie scolaire.

Son créateur, David Belle, est considéré comme le pratiquant le plus expérimenté et le plus doué de cette discipline devenue aujourd’hui internationale. Le Parkour (ou art du déplacement) consiste à utiliser les obstacles rencontrés sur son chemin pour effectuer des sauts ou acrobaties. Le tout en alliant vitesse, fluidité, esthétique et originalité. Il est question aussi selon Fabrice Bach de surmonter toutes les adversités que l’on peut rencontrer dans un espace que l’on veut apprivoiser. Cet art peut se pratiquer à deux ou en groupe.
Les partenaires avancent selon un itinéraire appelé «le tracé» parce qu’il est connu des passionnés.

 


Source : Le Matin (Maroc)

 

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