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Avec les échasses à rebonds Toulouse prend de la hauteur

Un salto en boucle, un autre en grand écart… Yassine El Haimour est devenu en quelques mois un pro des échasses à rebonds. Hier, ce marocain de 20 ans était de passage dans le quartier de Bourbaki pour une démonstration acrobatique, mise en scène par l’association SitLibre. « J’ai toujours aimé les sports urbains, explique Yassine, 20 ans. Depuis six ans je fais de l’escalade urbaine. Il y a trois mois, j’ai découvert les échasses sur une vidéo You. tube. Au Maroc, personne ne connaît encore ce genre de pratique. Dans les rues, je suis encore seul à faire sauter sur des échasses à rebonds. Pour l’étonnement de beaucoup de passants ». Autodidacte, ce jeune échassier traceur porte cette nouveauté sur la ville, installant avec enthousiasme à Toulouse une activité urbaine plutôt impressionnante.

« En quelques mois, la cité rose est devenue l’une des principales villes pour les échasses à rebonds, remarque Emmanuel Rigal, responsable de l’association Skippy pour la découverte et loisir des sports innovants et urbains. Cette ville jeune et dynamique éprouve un vrai engouement pour cette activité ». Il y a une telle demande d’échasses à rebonds qu’une boutique vient d’ouvrir place Arnaud-Bernard et que mi-juillet, un club s’installe sur la place assorti d’un parcours. Un bel élan pour ce quartier.

 

Activité de loisir

« C’est vraiment extraordinaire, reprend Yassine. On peut courir à près de 40 km/h, ça décuple la force humaine, on peut aussi sauter à près de deux mètres de hauteur. On a l’impression d’être sur un trempolino ». Les échasses urbaines à rebond sont apparues il y a trois ans, créés par l’allemand Alexandre Bock. A Toulouse, elles ont fait leur première apparition en février 2008. Depuis, les jeunes n’ont de cesse de les pratiquer. Il y a trois ans, l’Apad, (association pour la promotion de l’art du déplacement) a vu le jour. « Cette structure rassemble tous les traceurs d’un bon niveau, note Fabrice Bach, président de la Fédération française des Sports Urbains. Cette pratique n’est pas dangereuse si elle reste encadrée et si chacun fait le choix de la prendre comme un loisir plutôt qu’un sport extrême ». S. G

 

Source : www.ladepeche.fr

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